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Univers

Si certains considèrent l’Astronomie comme la plus ancienne des sciences, elle a toujours constitué un formidable moteur pour le développement de la physique, aujourd’hui plus que jamais. Cette nouvelle édition du cycle Univers nous conduira ainsi à explorer les confins… confins de la Terre où resplendissent les aurores polaires, confins du Système solaire qui abritent l’extraordinaire Pluton, confins de la Galaxie avec le défi et les enjeux que représente l’arpentage céleste, voire confins des idées et de l’imagination humaine, avec l’étude des étoiles à neutrons, ou encore la fantastique hypothèse des Univers multiples.

Cycle Univers porté par SciTech² et le Cercle d’Astronomie de l’UMONS

 

Conférence hors programme 

Origines et défis de la théorie des cordes

Gabriele Veneziano (Professeur au Collège de France - Paris)

Marios Petropoulos (Professeur à l’Ecole Polytechnique - Palaiseau - France et chercheur dans son Centre de Physique Théorique)

28/06/2019

La théorie moderne des cordes succède à l’ancienne théorie des modèles duaux. Entre espoirs et désillusions pour la description de l’interaction forte à la fin des années soixante, ceux-ci se trouvèrent vite à l’ombre de la théorie quantique des champs, en plein essor et mieux adaptée à cette tâche. Après plus d’une décennie passée dans l’oubli, la théorie des cordes resurgit avec l’ambition de répondre à toutes les questions en suspens de la physique fondamentale du 20e siècle : unifier les interactions, quantifier la gravitation, comprendre les ingrédients de la cosmologie contemporaine, énergie et matière sombres. Embrassant l’ensemble des propositions antérieures (théories de Kaluza-Klein, grande unification, supersymétrie, supergravité, objets étendus) les cordes deviennent pour beaucoup le phare du 21e siècle. Rêve ou chimère, ce sujet a irrigué de nombreux domaines et mobilisé plusieurs générations autour d’applications insoupçonnées et très éloignées des motivations d’origine.

Dans une réflexion à deux voix, nous passerons en revue les grandes étapes qui ont jalonné le sujet, ses multiples articulations à la physique théorique contemporaine, ses échecs et succès, laissant chacun s’interroger sur les défis de la science fondamentale.

Dans l’ordre d’intervention,

Gabriele Veneziano : Naissance et renaissance

Marios Petropoulos : Fascination et doutes

 

Lieu

UMONS - Campus Plaine de Nimy - Grands Amphis - Auditoire Gutenberg

L’accès à toutes les conférences grand public est gratuit. Il n'est pas nécessaire de réserver.

 

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Programme

Etoiles à neutrons : des laboratoires de l'extrême

Nicolas Chamel (ULB)

28/02/19 – 20h 

Les étoiles à neutrons sont des astres lilliputiens aussi massifs que le Soleil mais dont la taille n’excède guère une vingtaine de kilomètres. La matière y est si tassée que toute la population humaine ayant vécu sur Terre (environ cent milliards d’individus) tiendrait dans un dé à coudre ! Depuis leur découverte fortuite par Jocelyn Bell Burnell et Anthony Hewish en 1967, près de trois mille étoiles à neutrons ont déjà été repérées, principalement sous forme de pulsars – sources compactes de signaux radios pulsant à la période de rotation de l'étoile. D’autres types d’étoiles à neutrons ont été démasquées par des observations en rayons X et gamma, telles les magnétars, qui possèdent des champs magnétiques de dizaines de millions de milliards de fois plus intenses que celui de la Terre ! Les conditions physiques régnant au sein d’une étoile à neutrons sont si démesurées qu’elles sont impossibles à reproduire sur Terre. La modélisation théorique de ces astres représente un formidable défi scientifique. D’un autre côté, les observations par les instruments au sol et dans l’espace nous apportent des indications précieuses, tant pour la compréhension des propriétés de la matière et de ses constituants ultimes, que pour tester les théories de la gravitation.

 

Pluton révélée par la sonde New Horizons

François Forget (LMD, Paris)

13/02/19 – 20h

Le 14 juillet 2015, la sonde NASA New Horizons a, pour la première fois, survolé Pluton, sa lune Charon et leur quatre petits satellite. Elle a découvert un monde actif et spectaculaire, au coeur d'un système planétaire complexe et étonnant, révélateur de la richesse des objets "transneptuniens" qui gravitent au confin du système solaire. Pour comprendre Pluton, nous devons inventer une nouvelle géophysique, totalement différente de ce que nous connaissons sur Terre.

 

La terre lumineuse : les aurores boréales

Jean Lilensten (IPAG, Grenoble)

07/02/19 – 20h

Les aurores boréales (au nord, et australes au sud de la Terre) sont les phénomènes les plus spectaculaire d’une chaine qui relie l’atmosphère supérieure de la planète à l’activité solaire. Dans cette conférence, je montrerai leur formation, puis où nous en sommes de la recherche aurorale à travers deux exemples : la découverte des aurores bleues de Mars et celle de la polarisation aurorale, véritable loupe sur la variation du champ magnétique autour de la terre et de sa variabilité sous l'activité solaire.

La conférence sera largement basée sur des films et des photographies d’instruments spatiaux et de mes missions sur le terrain.

 

Grandeurs et distances en astronomie

Sophie Van Eck (ULB)

16/01/2019

Comment peut-on mesurer la distance aux objets célestes depuis notre petit coin d'Univers ? La conférencière, astrophysicienne et vulgarisatrice de talent, présentera les progrès réalisés par différentes méthodes de mesures, depuis Aristarque et jusqu'au satellite Gaia de l'Agence Spatiale Européenne. Car les enjeux de l'arpentage céleste sont loin d'être anecdotiques !  

 

La porcelaine du multivers

Claude Semay (UMONS)

24/10/18 – 20h

Avec l’avènement de la relativité générale et de la théorie quantique, la question de l’origine de l’univers est devenue un problème scientifique débarrassé de toute intervention divine. Parmi les réponses proposées par les physiciens, un modèle veut que notre Monde ne soit qu’un univers parmi une infinité d’autres, naissant et mourant tous au sein d’une entité changeante mais éternelle appelée multivers. La première partie de l’exposé a pour but de montrer, en introduisant un minimum de concepts et sans formule mathématique, la plausibilité du multivers. La deuxième partie interroge la place que nous occupons dans cet incommensurable multivers, nous qui sommes, comme la porcelaine, précieux, fragiles et peut-être rares.