Passer au contenu principal
Accueil Faculté ou Institut
Go Search
English
Bannière
 

Chaire Francqui - Professeur Jean Guichard 

1 mars 2018 18h30 – 20h30 / Salle Académique

Cinquième leçon

Quelles interventions d’accompagnement à l’orientation pour contribuer à un développement humain équitable et durable ?

Le monde contemporain connaît de graves crises – chroniques et aiguës – liées à la conjonction de l’impact écologique de bientôt 10 milliards d’êtres humains et de la surconsommation de certaines sous-populations : une conjonction entrainant la destruction accélérée du capital de ressources permettant la survie de notre espèce (et d’autres espèces). Les formes que prennent les vies actives dans les systèmes aujourd’hui dominants d’organisation du travail et d’échanges de ses produits (régis par un capitalisme financier mondial mû par sa recherche rapide d’importants profits) jouent un rôle considérable dans la genèse de ces crises. Depuis la naissance des sociétés industrielles, ces systèmes ont donné lieu à des critiques majeures fondées, notamment, sur les concepts d’aliénation, de travail humain et de travail décent. Dans le contexte de l’actuelle répartition mondiale du travail, ces concepts sont plus que jamais d’actualité. Mais ils sont insuffisants pour développer une critique des conséquences écologiques de ces formes dominantes d’organisation et d’échange du travail. Le principe fondant une telle critique peut être trouvé en conjuguant deux propositions de Hans Jonas et Paul Ricoeur : dans quelle mesure ces formes de travail contribuent-elles à « vivre bien, avec et pour autrui, dans des institutions justes, en vue d’assurer la pérennité d’une vie authentiquement humaine sur terre » ? Des interventions d’accompagnement à la construction des vies actives prenant en compte ces différentes critiques doivent être conçues. Leur objectif déterminé serait d’aider les personnes et les collectifs à concevoir et construire des vies actives contribuant à un développement humain équitable et durable. Elles viseraient notamment à faire instaurer et appliquer un droit universel au travail décent et humain, ainsi qu’un principe économique de subsidiarité écologique consistant à accorder une priorité aux systèmes de production et d'échanges locaux, dont l’empreinte écologique est plus faible que celles de systèmes de production et d’échanges plus lointains ayant des conséquences écologiques nuisibles. Elles aideraient les individus et les collectifs à trouver leur réponse à des questions telles que : Dans quelles activités de travail (cette expression désignant toute la gamme des situations productives impliquant coopération, échange, construction et reconnaissance de soi) puis-je m’engager (ou « pouvons-nous nous engager ») pour produire des biens ou des services échangeables contribuant à un développement humain mondial équitable et durable ?

 Adresse du jour

Université de Mons
Place Warocqué, 17
7000 Mons
Salle Académique (1er étage, au-dessus de l'escalier principal)

inas.secretariat(a)umons.ac.be